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 Conflits au Maghreb (909 - 917)

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MessageSujet: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeMer 2 Jan - 23:58

909

Région de Sétif

En fin d'année 908, en secret, les tribus Kutamas Kharidjites nomment un Mahdî, ainsi donc renommé du nom du Prophète Muhammad al-Mahdî comme le veut la tradition. Il a dès lors réunis autour de lui les autres tribus Kharidjites de son peuple et a trouvé des armes et de l'argent en assez grande quantité pour attaquer les tribus Kutamas Chiites dans la région de Sétif. Ces dernières sont plus nombreuses, mais ne s'attendaient pas à cette attaque, ce qui cause la perte de plusieurs d'entre elles, vaincues par les Kutamas Kharidjites. Rapidement, les Kutamas Chiites réunissent leurs troupes, et plusieurs petites escarmouches s'engagent. Les affrontements sont bien souvent égaux, et aucun camp n'arrive à s'en sortir réellement vainqueur.

Détroit de Gibraltar

Il est su assez largement que le Maghreb El-Aksa Idrisside a noué de nombreux accords commerciaux dans l'année précédente, ce qui mena l'Emirat de Cordoue à positionner sa flotte dans le détroit de Gibraltar pour faire payer une taxe aux navires marchands Idrissides. L'opération aurait probablement été un échec du fait de la faible force navale de Cordoue, si une grande partie de la flotte Aghlabide n'était pas venue la renforcer. A partir de ce moment, les navires marchands Idrissides qui tentaient de franchir le détroit, même escortés par des navires militaires, durent payer une taxe à Cordoue. Certains tentèrent de passer sans payer, et des abordages eurent lieu - mais très peu furent concluants. La présence de nombreux Chiites dans les ports du sud de Cordoue déstabilise grandement la potentielle suprématie Sunnite dans le détroit de Gibraltar, et ces événements pourraient amener de grandes tensions à l'avenir.

Azraqites

L'année ne fût pas rose pour les Azraqites ; chassés de leurs repaires par la sécheresse qui s'abattit sur la région où ils étaient installés, ils remontèrent au nord, vers les côtes, pillant occasionnellement des villages sur leur route. Leurs déplacements ératiques et leur dispersion empêcha l'armée d'Ifriqiya d'intervenir convenablement et, finalement, leur trace fût perdue.
Pertes :

  • -167 Kutamas Kharidjites
  • -202 Kutamas Chiites
  • -23 Azraqites


910

Détroit de Gibraltar

Le blocus se maintient cette année, avec une augmentation du nombre de navires arrêtés par les Sunnites dans le détroit. Néanmoins, quelque chose vient tout perturber : un navire Idrisside tente de percer le blocus alors qu'il allait être abordé, et les Sunnites se lancent à sa poursuite. Le navire Idrisside parvient à se réfugier dans un port du Maghreb et les Sunnites cessent la poursuite ; ils n'osent pas déclarer ouvertement la guerre aux Chiites.

Région de Sétif

Dans la guerre entre les Kutamas Kharidjites et les Kutamas Chiites, ce sont ces derniers qui prennent le pas sur les premiers. Les Chiites repoussent les Kharidjites jusque dans l'est de la région de Sétif.

Pertes :
  • -347 Kutamas Kharidjites
  • -281 Kutamas Chiites


911

Région de Sétif

En 911 la guerre entre les Kutamas Kharidjites et les Kutamas Chiites prend une nouvelle tournure : alors que les Chiites mettent en sérieuse difficulté les Kharidjites, de nouvelles troupes professionnelles venant d'un peu partout arrivent en soutient des Kharidjites et déboulent sur les arrières des Chiites. C'est environ 300 soldats professionnels et lourdement équipés qui arrivent jusqu'aux camps Kharidjites et leur apportent des armes parmi ce qui se fait de mieux. Malgré ça, les Chiites, qui sont aussi nouvellement équipés d'armes d'excellentes qualités, mettent en place de meilleures stratégies et profitent de leur avantage pour repousser toujours plus les Kharidjites, même si cela est beaucoup moins flagrant.

En juillet, néanmoins, 830 Kharidjites venant du Sijilmassa et du Berghouata arrivent sur les arrières des Kutamas Chiites. De même, 600 soldats du Tahert arrivent sur le flanc des Chiites.

Sous le surnombre et face à la qualité des hommes adverses, les Chiites entrent en débâcle. Ils sont néanmoins beaucoup plus organisés qu'auparavant, et parviennent à gérer une très bonne retraite, perdant beaucoup moins de terres que prévu par les Kharidjites.

Détroit de Gibraltar

Dans le détroit de Gibraltar, le blocus se poursuit cette année, toujours aussi inefficace qu'auparavant. Plusieurs navires sont arrêtés mais globalement, bloquer l'entièreté du détroit sans déclencher de guerre semble relever de la gageure...

Blocus de la Mauritanie

En Mauritanie, un autre blocus démarre : une partie de la flotte Idrisside se positionne proche des côtes du Berghouata et bloque la pêche et le commerce dans ces zones. Le blocus est tout aussi inefficace qu'à Gibraltar et, globalement, on parlera plus de donner une image que de réellement faire un blocus. Néanmoins, autre chose est fait : toutes les caravanes marchandes du Berghouata et du Sijilmassa n'ont plus le droit de passer par le Maghreb El-Aksa. Au sud des Kharidjites, des groupes de Berbères attaquent leurs caravanes, faisant des assauts assez ciblés et plus conséquents qu'auparavant, bloquant largement le commerce des Kharidjites avec le Ghana.

Pertes :
  • -159 Kutamas Kharidjites
  • -230 Kutamas Chiites
  • -12 Auxiliaires
  • -21 soldats du Berghouata
  • -24 soldats du Sijilmassa
  • -32 soldats du Tahert

Pillages Berbères :
  • +39 Deniers
  • +2 Or
  • +5 Sel
  • +3 Ressources Agricoles


912

La guerre du Maghreb, à laquelle tout le monde s'attend depuis trois ans, démarre finalement cette année, en 912. Les populations Chiites se soulèvent massivement à Cordoue et en Ifriqiya dès décembre 911, et tout l'ouest de l'Ifriqiya passe sous domination Chiite dès février. Néanmoins, une réaction immédiate de l'armée Aghlabide, positionnée dans cette région, limite les dégâts. Rapidement les combats s'engagent violemment entre Chiites et Sunnites dans la région de Sétif, conflit auquel s'ajoutent les Kharidjites Sufrites et Ibâdites qui continuent de se battre (les Kutamas et les renforts Kharidjites). Les Chiites sont équipés et menés par des leaders formés, ce qui en fait une redoutable force de frappe, mais l'armée d'Ifriqiya est considérablement améliorée ; les combats sont égaux, et les Sunnites peinent à reprendre les territoires de l'ouest.
Néanmoins, un évènement improbable va se produire : les Kutamas Kharidjites organisent une manœuvre digne des légendes grâce à leur Mahdî, qui piège l'armée Kutama Chiite et l'écrase complètement. Sept tribus au total se soumettent aux Kharidjites et acceptent d'abandonner leur foi, tandis que les autres entrent en déroute et fuient au Maghreb El-Aksa, où ils renforceront les armées Idrissides [Gain de 320 levées féodales pour les Idrissides].

Rapidement, le Madhî Kharidjite consolide ses positions dans la région, renvoie les armées du Berghouata, du Sijilmassa et du Tahert sur leurs terres pour mener la guerre de leur côé et va faire jonction avec l'armée Aghlabide. Ils prennent à revers les 4 000 révoltés Chiites avec leurs 2 400 guerriers, parmi lesquels comptent 700 soldats nouvellement recrutés (des Kutamas qui ne voulaient autrefois pas prendre partis) et 1 700 soldats formés par plusieurs années de guerre. Grâce à cette aide inopinée, les Chiites sont obligés de se replier sur leurs bases les plus solides, et la jonction est finalement réalisée en juillet entre les Kharidjites et les Sunnites. Muhammad Al-Mahdî est acclamé par l'armée Sunnite comme un héros de guerre.

En août commence la Bataille de Sétif. 4 600 Sunnites et Kharidjites affrontent ici 4 100 Chiites. Les combats sont extrêmement meurtriers, car personne ne veut céder du terrain, mais la victoire finale est pour les Sunnites et Kharidjites, à la fin du mois. Sétif entre alors en état de siège.

Au Sijilmassa, dans la capitale éponyme, un attentat Chiite tente d'incendier la ville. Grâce à la garde, l'attaque est déjouée, quoiqu'une grande partie du quartier nord de la ville fût brûlé dans l'opération - le quartier où résidait le Calife Kharidjite. Ce dernier put néanmoins se sauver des flammes, et accomplis un acte des plus héroïques : il fut le dernier à quitter le palais où il réside, escortant chaque Musulman présent dans l'enceinte en sécurité et retournant chaque fois à l'intérieur avec la garde pour lui prêter main forte. A cause de la fumée, il tomba inconscient lors de la fuite et fût portée par les gardes, qui l'emmenèrent en sécurité.

Au sud, aux frontières du Sijilmassa et du Berghouata, des raids Berbères probablement Chiites harcelèrent avec une violence inouïe les deux pays. Les villages du sud furent saccagés et les lignes commerciales furent presque coupées. Les deux pays sont totalement asphyxiés économiquement et la famine gronde, car une partie des récoltes, qui sont majoritairement stockées à Sijilmassa pour ce pays, sont parties en fumée dans l'incendie, et une autre partie est largement pillée par les Berbères. Chaque jour, les Sufrites de ces deux pays se réunissent et prient ensemble pour qu'Allah les délivrent de l'engeance Chiite.
En juillet, les armées du Sijilmassa et du Berghouata reviennent au pays et vont au sud à marche forcée pour stopper les raids, renforcés de tout le reste des armées Sufrites et d'un petit nombre de volontaires. Grâce à un coup de génie militaire de la part de Abdallah Hikmet Nabil Zahi, un général Sufrite du Sijilmassa représentant tout ce qu'il y a de plus hérétique pour les Chiites (notamment le fait qu'il soit marié à une polythéiste Berbère), les Berbères sont repoussés complètement des territoires Sufrites, et désormais ce sont eux qui attaquent les Berbères.

De surcroît, la nature vient se mêler de tout ça : une inondation à lieu dans l'ouest des territoires Berbères [c.f évènements], désorganisant complètement cette région et la rendant inapte au combat.

Pour revenir au territoire Aghlabide, de petits groupes infiltrés Chiite tentent de mettre à mal la production et le ravitaillement en ressources des Sunnites. Ce réseau était si petit qu'il n'a jamais été remarqué par les Sunnites, mais cela lui cause un large désavantage : il est pratiquement inefficace. Ces Chiites se trouvent en pleines régions Sunnites, où ils ne comprennent pas les coutumes locales. Quelques groupes tentent donc de mettre le feu aux réserves de nourriture Sunnites ; ils sont néanmoins massacrés par les garnisons Aghlabides.

Au sud du Tahert, les Touaregs Chiites, assez peu nombreux, lancent des raids contre les caravanes venant de la Route Transsaharienne, mais échouent complètement du fait de corps de protection Aghlabides et Rostémides.
Au Tahert même, un large soulèvement Chiite déstabilise énormément le pouvoir Rostémide. Néanmoins l'armée, déjà mobilisée, intervient rapidement et confronte les révoltés ; de manière générale, les Rostémides l'emporte, mais pratiquement toujours à la pyrrhus.

A Gibraltar, des pirates tentent d'attaquer les côtes sud-est des Ommeyyads ; ils sont malheureusement interceptés par 4 Navires Aghlabides qui venaient en renforts. Néanmoins, les pirates parviennent largement à fuir sans aucune perte. Les Navires Aghlabides continuent leur route vers Gibraltar, où la bataille fait déjà rage entre les flottes Sunnites et Kharidjites. Les navires Idrissides situés au Berghouata arrivent à peu près en même temps, opposant donc 13 unités Idrissides à 16 unités Sunnites. Grâce aux amiraux Chiites déterminés et hautement qualifiés, et à cause de l'incapacité notoire des amiraux Ommeyyads, la bataille pour le détroit est remportée par les Idrissides, qui repoussent les Sunnites hors de Gibraltar sans trop de dégâts.

Au sud de Cordoue, des soulèvements Chiites affrontent l'armée Ommeyyad déployée dans cette région. Néanmoins, les soldats Ommeyyads sont systématiquement dépassés par le soulèvement et sont trop désorganisés pour réussir une quelconque manœuvre militaire. Lors de plusieurs embuscades et escarmouches, les révoltés abattent environ 300 soldats Ommeyyads. A la fin de l'année 912 c'est tout le Heira et le Xeduna sont hors de contrôle et les Chiites ont un contrôle total de ces régions.

Enfin, à Kairouan, un groupe de pirates tentent de prendre d'assaut la ville pour la piller. A leur approche un prédicateur Chiite lance une prêche enflammée pour dire que ces pirates sont des sauveurs envoyés par les Idrissides pour purifier Kairouan ; mais Kairouan est une ville Sainte du Sunnisme, où les Sunnites sont extrêmement nombreux. La population massacre les Chiites et le prédicateur sur place et les pirates sont rejetés à la mer par la garnison Aghlabide de la région.

Pertes :
  • -336 soldats Aghlabides
  • -341 levées féodales Kutamas Kharidjites
  • -780 révoltés Chiites dans la région de Sérif
  • -420 soldats Ommeyyads
  • -132 révoltés Ommeyyads
  • -120 soldats du Berghouata
  • -67 soldats du Sijilmassa
  • -198 levées claniques Berbères
  • -238 soldats Rostémides
  • -246 révoltés Rostémides
  • -23 levées claniques Touaregs
  • -2 Navires Ommeyyads
  • -1 Navire Aghlabide
  • -1 Navire Idrisside


913

Nouvelle année de guerre au Maghreb. Avec l'effondrement de l'Émirat Ommeyyade de Cordoue, la guerre prend une toute autre tournure en Espagne. Les Taïfas d'Al-Fagar, d'Al-Xaraf, d'Heira, de Xeduna, d'Oxuna, de Rayya et d'Ilbira, entre les mains des Chiites, lancent toutes leurs forces à l'assaut des Sunnites au nord. Ils sont rapidement rejoints par l'Imam Ismaélien `Ubayd Allah Al-Mahdī Ben Al-Husayn qui prend la direction des armées Chiites d'Espagne. Equpés des Armes du Maghreb El-Aksa et soutenus par des généraux Idrissides, les Chiites d'Espagne progressent largement et rapidement en territoire Sunnite, et principallement en Kambania, où leur cible semble être Cordoue. En mai le siège est posé devant Cordoue, mais les Chiites sont repoussés par une sortie d'Abd al-Rahman III, qui prend alors la tête de l'armée de Kambania pour repousser les envahisseurs. En juillet il rattacha Al-Buxarrat, pratiquement entièrement envahis, à son territoire, et s'allie avec Al-Ulga. Une partie des armées Sunnites d'Abd al-Rahman III font alors pression sur les territoires Chiites de l'est, et le Bedjala en profite pour lancer un vaste assaut. A l'est, de manière générale, les Sunnites commencent à repousser les Chiites en août.
A l'ouest, le Xenxir fait face seul à Al-Fagar et à Al-Xaraf. Après de très nettes avancées Chiites, ces dernières sont stoppées nettes et le Xenxir reprend petit à petit du terrain, très lentement.

Dans la région de Sétif, le siège se poursuit, tandis que le Tahert défait les derniers Touaregs sur son territoire ; mais cela ne signe pas la fin de leurs incursions. Ils se dispersent en très petits groupes et harcèlent les campagnes, mais leur petit nombre leur empêche toute action d'importance. L'armée du Tahert est alors redirigée pour s'occuper des révoltes, mais 1 000 soldats Idrissides franchissent la frontière et attaquent le Tahert en soutenant les révoltés Chiites dans l'ouest ! En deux mois, tout le pouvoir des Rostémides sur l'ouest du Tahert s'effondre, et seule la région de Tahert n'est pas envahie par les Chiites. Le Sultan fait déplacer sa cour vers l'est, afin de sauver son gouvernement, tandis que les combats ont lieu partout. En mai, Tahert même est assiégée, après de multiples revers pour les Kharidjites Ibâdites. L'armée Rostémides tente de percer le siège mais ils sont totalement écrasés à la Bataille de Tahert. Entre 10 et 15% de l'armée qui était partie libérer la ville est massacrée, et tous les prisonniers qui refusent de se convertir sont exécutés par les révoltés, dont l'armée Idrisside perd progressivement le contrôle.

A Sétif même, durant la première semaine de l'année, 500 Chiites se rendent aux alliés Kharidjites et Sunnites. En février la ville tombe, et toute la région repasse sous contrôle Sunnite et Kharidjite. Leurs armées marchent alors droit sur le territoire Idrisside, à l'exception de la VIème armée, pour laquelle les commandants préfèrent l'envoyer soutenir les Rostémides, où elles affrontent les Seigneurs Chiites. L'avancée est très difficile à cause de la ténacité des Chiites, mais plusieurs avancées sont faites, notamment avec la prise d'Oran par les alliés Sunnites et Kharidjites.
Néanmoins, pendant leur avancée, les armées Sunnites et Kharidjites subissent une intense guérilla. Les récoltes sont brûlées devant eux, les Chiites jouent du tambour toutes les nuits pour empêcher les alliés de dormir ; lorsque les alliés traversent des forêts, les Chiites mettent le feu aux forêts... Les envahisseurs progressent donc très lentement et leur moral arrive vite à bout, et ils sont obligés de s'arrêter en juillet. En août, l'armée Idrisside, qui revient du Tahert à marche forcée, attaque les Sunnites et les Kharidjites dans le dos ; fort heureusement, le Sultan d'Ifriqiya avait prévu de toujours organiser une garde importante et massive, ce qui permit d'éviter la débâcle. Grâce à leur surnombre, les Sunnites et Kharidjites l'emportèrent et repoussèrent les Chiites au Maghreb El-Aksa. Alors, 300 mercenaires Turcs venant de l'est vinrent renforcer les armées Aghlabides. Ils portaient la bannière noire du Califat Abbasside ; ces cavaliers partirent pour semer la terreur parmi les rangs adverses, et redonnèrent de l'espoir aux Sunnites. Ils reprirent leurs avancées et, à la fin de l'année, mirent le siège devant Melila. Fin décembre, la ville tomba ; la plupart des Seigneurs de la région sont en débâcle. Il est à noter que la famine risque de se répandre très vite dans cette région, à cause des récoltes brûlées et des combats à Gibraltar, qui empêchent l'approvisionnement depuis l'autre côté du Sultanat Idrisside.

A Gibraltar, les flottes Aghlabides, renforcées de la flotte des Baléares et secondée par les flottes des Sunnites d'Espagne, attaquent de nouveau le détroit. Les Idrissides fuient immédiatement devant la flotte coalisée, et cabotinent proche des côtes, là où les fonds sont plus hauts. Les Aghlabides se doutent fortement que les Idrissides tentent de les faire s'échouer sur les hauts fonds et font attention mais, même ainsi, au début les navires Sunnites s'échouent plusieurs fois sur des récifs qui ne sont pas censés être là. Les capitaines Aghlabides découvrent rapidement que les Chiites ont coulés des navires de commerce pour créer des récifs artificiels. Les Aghlabides sont vite désorganisés, mais parviennent à reprendre l'avantage. A la fin de l'année, on ne sait pas exactement qui contrôle le détroit, et la situation dans cette zone est très floue.

Chez les Sufrites, le Berghouata et le Sijilmassa lèvent toutes les armées qu'il leur restait. Mais, le temps que l'ordre soit donné, 1 000 Idrissides franchissent la frontière et vont vers le sud rapidement. Les Sufrites, débordés contre les Berbères au sud, doivent prier pour que les armées restantes se lèvent au plus vite. Abdallah Hikmet Nabil Zahi, le général du Sijilmassa, tente alors une manœuvre désespérée : il se replie dans les montagnes au nord et abandonne le sud du pays aux Berbères. Il se positionne dans les montagnes, autour des deux capitales, et les protègent coûte que coûte en attendant les renforts. Néanmoins, il n'a pas assez d'hommes, et la capitale du Berghouata tombe en septembre. Le Berghouata s'effondre, et seul le Sijilmassa reste debout dans la tempête Chiite, grâce au Calife Kharidjite, établis dans une zone cachée dans les montagnes, qui prie chaque jour pour qu'Allah les délivrent du mal. Néanmoins, en septembre, le Sijilmassa s'enfonce dans la famine, et toutes les armées, Idrissides et Kharidjites, commencent à mourir de faim. De plus, au Berghouata, l'armée Idrisside et l'armée Berbère meurt de faim à cause de la famine. De plus, au Berghouata, les soldats Sufrites rescapés mènent une guérilla intense, rendant la vie des Chiites affreuses sur ces terres.
Dans toutes les terres Sufrites conquises, les Chiites se retrouvent dans un grand désarroi : dans tous les villages où ils arrivent, la population s'incline et tout le monde, pratiquement sans exception (environ 99% de la population) affirme être Chiite depuis toujours. Ce qui pousse les envahisseurs à se demander où les soldats qui mènent la guérilla trouvent le soutient populaire pour leurs actions... Et pourquoi ce pays était dirigé par des Sufrites sans subir aucune révolte.

Enfin, dernière chose à noter, quoiqu'elle soit de peu d'importance : des attaques Azraqites ont lieu dans certaines zones de l'est de l'Ifriqiya. Les Azraqites capturent des civils Sunnites et les font exécuter sur place par leurs nouvelles recrues ou les emmènent. Dans un petit village reculé, ils ont organisés ce qu'on appel "dishunur aleulya", le Déshonneur Suprême : ils ont massacrés 50 nourrissons pour punir leurs parents d'être Sunnites.

Note sur la prise de Melila : en capturant la ville, les Sunnites et les Kharidjites découvrirent un très grand nombre de pirates, dont certains possédaient des chartes accordées par le Sultan Idrisside, avec des ordres de mission (notamment pour piller les Aghlabides et leurs alliés).

Pertes :
  • -362 soldats Aghlabides
  • -298 levées claniques Kutamas
  • -455 soldats Rostémides
  • -430 soldats Idrissides
  • -2 130 révoltés Chiites
  • -521 soldats du Berghouata
  • -249 soldats du Sijilmassa
  • -311 soldats Chiites d'Espagne
  • -356 soldats Sunnites d'Espagne
  • -3 Navires Aghlabides
  • -1 Navire Idrisside


914

Vers fin février-début mars, une petite flotille Vénitienne arrive sur les côtes est de l'Ifriqiya et du Tahert pour estimer les opportunités commerciales dans la région. Ils débarquent mais, rapidement, la garde de cette région du Tahert les arrêtent, croyant à une nouvelle invasion. Les Vénitiens se réclament d'une famille marchande souhaitant "profiter" de la guerre pour écouler leurs ressources en nourriture et en armes. Les gardes, ne sachant que faire, laissent un petit groupe passer et traverser le pays avec leurs cargaisons de ressources. Ils ont craint un mauvais retour de l'Émir si jamais ils avaient refusé l'arrivée de nourriture.

Dans l'ancienne Cordoue, 'Ubayd Allah al-Mahdi' chasse tous les envoyés des Idrissides, généraux et conseillers. Désormais, les Chiites d'Espagne se débrouilleront sans eux. Et les premiers résultats sont catastrophiques : Abd al-Rahman III envahis complètement Ilbira et commence à pousser sur le territoire de Rayya. Il a complètement réorganisé l'armée Sunnite de l'est et mène ses troupes d'une main de fer. Au sud-ouest, le Xenxir lance une contre-attaque massive contreAl-Fagar et Al-Xaraf. Al-Fagar est complètement tombée, et Al-Xaraf est à moitié envahit. Tout cela se passe entre février et septembre.
Mais la catastrophe plane sur les Chiites d'Espagne ! 'Ubayd Allah al-Mahdi' est tué d'un coup de sabre qui lui ouvrit le ventre et le laissa mort avant que toute forme de soins puisse lui être prodigué. Toute sa garde, réputée pour être d'élite, est massacrée par l'armée d'Abd al-Rahman III, qui a lui-même porté le coup de grâce au Mahdî Chiite, ne ressortant qu'avec une blessure minime.
Au Xenxir, l'Émir est grièvement blessé et sa cour demande à Abd al-Rahman III d'assurer la régence le temps de sa convalescence, et de gérer son armée. Abd al-Rahman envoie alors un groupe de généraux, affirmant son pouvoir sur le Xenxir.

Au Tahert, la dynastie Fatimide, en avril, proclame le Sultanat Fatimide et chasse toute présence Idrisside dans la région. Les révoltés forment l'armée Fatimide et ils poursuivent leur progression vers l'est. A peine un peu plus d'une semaine après, près de 1 000 Aghlabides tombent sur les flancs de l'armée Fatimide tandis que l'armée Rostémides attaque de front. Ainsi démarre la bataille de Bou Saâda, où les Fatimides déclenchent la surprise : ils sont beaucoup mieux équipés qu'ils ne devraient l'être, même sans l'aide Idrisside, et leur armée est soutenue par tout un corps de mercenaires, comptant entre 200 et 300 hommes d'après les estimations. Les Sunnites et les Ibâdites sont défaits par les Fatimides et les Aghlabides se positionnent au nord du territoire Rostémides tandis que l'armée Rostémides, amputée d'une grande partie de ses soldats, est repoussée toujours plus à l'est.
Durant cette bataille, l'Emir Rostémide meurt dans les combats d'une flèche dans l'œil qui transperça jusqu'au cerveau. Son frère, du même nom que lui, récupère le contrôle d'une armée battue, au bord de la destruction, et d'un État en ruine. Le chef Fatimide, de son côté, faillit être capturé, si seulement les armées Rostémides savaient à quoi il ressemblait : il s'était vêtu entièrement comme un soldat normal, ne brandissant aucun signe distinctif, et les Rostémides passèrent donc à côté.

Au Sijilmassa, la guérilla de montagne des Sufrites est prise d'assaut par les Chiites. Les Sufrites se battent avec l'énergie du désespoir et ont réussis à récupérer le Calife Kharidjite, qui mène en personne la guérilla. L'armée Chiite est repoussée de très peu de choses. Les morts chez les Sufrites sont nombreux, et plusieurs chefs ont été abattus.
Au Berghouata, comme au Sijilmassa, les Chiites nourrirent la population et tentèrent de la rallier à eux. Des recherches furent lancées pour retrouver l'Emir du Berghouata, et ce dernier fût trouvé en octobre dans les montagnes alors qu'il tentait de se réfugier en Ifriqiya, accompagné d'une garde de 17 hommes. Il refusa la reddition et se battit comme un tigre contre les Chiites, qui avaient pour ordre de le capturer. Il fût finalement capturé et ramené à la capitale, où son destin devait rester inconnu. Mais des locaux espionnèrent ce qui se passait (nul ne sait qui sont ces locaux) et firent passer le message : les Chiites torturent l'Émir Sufrite du Berghouata afin de le forcer à se convertir et à annoncer officiellement sa conversion et la cession de ses terres aux Idrissides.

A Gibraltar, la flotte Aghlabide se retire progressivement, surveillant les côtes à assez grande distance du Détroit. En avril, une nouvelle flotte arrive au Détroit, apparemment bien accueillie par les Idrissides, qui font entrer cette nouvelle flotte dans leurs ports. La rumeur laisse entendre que ce sont des Chrétiens et, dans tout le territoire Idrisside, on clame que ces derniers ont fait appel à leurs vassaux Chrétiens du nord pour exterminer l'engeance Sunnite et Kharidjite. Ce qui est sûr, c'est qu'une grande armée a débarquée au sud du détroit de Gibraltar et a pris position avec l'armée Chiite, alors même que de très nombreux pigeons voyageurs et fuyards des zones conquises par les Sunnites Aghlabides font état d'une armée gigantesque qui se prépare à marcher sur Ceuta et Tanger. L'armée Idrisside et l'armée alliée prennent alors position dans toute la région pour parer à cette invasion, qui ne viendra pas cette année. Les commandants sont confiants : les Aghlabides ont eut peur du déploiement de force et hésitent à lancer l'assaut.

Dans le territoire Idrisside, les mercenaires Turcs du Califat Abbasside parcourent le pays afin de semer la terreur et la désolation. Ils pillent, brûlent, tuent tous les gardes qu'ils croisent, brandissant toujours la bannière noire du Califat. Passant près de Taza, après avoir contourné l'armée Idrisside attendant les Aghlabides, ils lancent plusieurs torches enflammées par-dessus les murs à la faveur de la nuit, et plantent devant la ville la bannière Abbasside et repartent dans une direction inconnue sous les flèches des gardes.

Pertes :
  • -241 soldats Aghlabides au Tahert
  • -503 soldats Rostémides
  • -113 soldats Idrissides
  • -249 soldats Fatimides, -21 mercenaires Fatimides
  • -65 soldats du Sijilmassa
  • -487 soldats Chiites d'Espagne
  • -204 soldats Sunnites d'Espagne
  • -13 mercenaires Abbassides


915

A Cordoue, les combats continuent entre les Sunnites et les Chiites. Abd al-Rahman III mène toujours ses armées avec brio et remporte plusieurs escarmouches majeures contre les Chiites jusqu'en mars. C'est ce mois-ci que débarque une armée Idrisside dans le sud de l'Espagne, qui tente une manoeuvre de contournement en passant au sud du Kambania pour attaquer l'arrière de l'armée d'Abd al-Rahman III. Ce dernier, n'ayant pas prévu ce scénario et n'ayant pas pu être informé de l'arrivée de ces hommes, est totalement pris par surprise. Les Chiites du sud-est de Cordoue attaquent alors l'avant, et Abd al-Rahman III est défait à la bataille de Grenade. C'est lors de cet affrontement qu'Abd al-Rahman fait preuve de génie militaire en permettant le retrait de la plupart de ses troupes. Il se replie en Kambania au plus vite tandis que les Chiites reprennent tout l'Ilbira et font chuter le Bedjala et la moitié sud-est d'Al Buxarrat. Néanmoins, l'Emir d'Ilbira est tué dans les combats, et c'est alors son fils, trop jeune pour combattre, qui reprend son titre.
Il est aussi à noter des raids de la flotte des Baléares vers les terres Chiites de Cordoue, qui affaiblissent les forces Chiites.

Dans les terres Sufrites du sud, l'Emir de Berghouata est exécuté par les Chiites. Ces derniers disent alors qu'il fût un grand combattant, qu'il savait qu'il devrait mourir et qu'il souhaitait que son peuple soit en paix, bien traité et ne se révolte pas. Mais ces fables ne trouvent globalement que peu d'écoute...
Au Sijilmassa, les Idrissides mettent en place leur contrôle total de l'Emirat. Les raids venant des montagnes ont quasiment cessés, et les combats de ce côté sont très peu nombreux.

Au Tahert, les Fatimides reprennent leurs avancées vers l'est, afin de parachever la chute des Rostémides. Les Aghlabides, soutenus par les Kutamas Kharidjites, entament alors un grand travail de sape et d'attaque des arrières, qui dure de fin février à début juin. Ce mois-ci, l'armée Rostémides attaque également les Fatimides, et un certain nombre d'escarmouches éclatent. Les Aghlabides rencontrent de nombreuses difficultés, plusieurs commandants et officiers sont blessés et donnent alors des ordres trop "à la va-vite" pour sauver la situation. C'est grâce à l'action de l'Emir Rostémides et des actions précédentes des Kutamas et des Aghlabides que la situation peut être sauvée. Le commandant Aghlabide Abdul Ben Kerak est grièvement blessé lors des combats et ses soldats doivent faire retraite, laissant l'opportunité aux Fatimides de se replier dans l'ouest, alors même que les autres armées Aghlabides, l'armée Rostémide et l'armée Kutama les poursuivent.

Dans la région de Mélila, trois choses se passent. La flotte Idrisside tente de donner l'assaut sur la flotte Aghlabide, qui profite largement du terrain pour combattre les Idrissides et tenter de les vaincre sur la mer. Les combats sont assez égaux et aucun des deux ne prend l'avantage, les Idrissides étant largement laissés au niveau du Détroit de Gibraltar.

L'armée Idrisside et son vassal Chrétien lancent cette année l'attaque sur les Aghlabides dans la région de Mélila. Les Aghlabides se replient immédiatement, vidant la région de sa nourriture et utilisant les mêmes tactiques de harcèlement que les Idrissides auparavant, comme les tambours la nuit. Après quelques petites défaites, les Aghlabides abandonnent Mélila et Oran et se replient dans la région de Sétif, alors rejoints par une nouvelle armée. On notera que pendant les combats, les Chrétiens hissaient les bannières Royales des Asturiens, des Francs et des Bretons. Mais ils sont peu nombreux ceux qui croient que les Francs et les Bretons sont effectivement là (il faudrait être stupide pour y croire par ailleurs).

Enfin, on notera l'arrivée de quelques navires Vikings, qui sont passés loin des côtes pour ne pas être repérés et ont débarqués à Ceuta. Ils venaient selon leurs dires en mission diplomatique, et le Seigneur de Ceuta l'a reçu : le Järl, a alors brandit un traité signé avec le Sultan Idrisside, assurant que par ce traité le Sultan cédait Ceuta aux Vikings. Le Seigneur, estomaqué, a fait jeter à la mer les Vikings qui ont rembarqués sur leurs navires, et immédiatement après le Seigneur de Ceuta s'est soulevé contre le Sultan, estimant indigne de sa part de céder les terres de ses vassaux à des étrangers venus du nord. Il exige une rencontre avec le Sultan pour recevoir des explications.

Pertes :
  • -161 soldats Aghlabides au Tahert, -78 soldats Aghlabides en Algérie, -2 Navires Aghlabides
  • -134 soldats Rostémides
  • -104 soldats Idrissides, -2 Navires Idrissides
  • -312 soldats Fatimides, -17 mercenaires Fatimides
  • -11 soldats du Sijilmassa
  • -146 soldats Chiites d'Espagne
  • -234 soldats Sunnites d'Espagne
  • -5 mercenaires Abbassides
  • -41 soldats Chrétiens


916

Dans les terres de l'ancienne Cordoue, les armées Chiites, secondées par les Idrissides, montent vers Al-Ulga en passant par l'ouest d'Al-Buxarrat. Une partie de l'armée reste sécuriser Ilbira et l'ouest d'Al-Buxarrat. Il est clair que les Chiites tentent de contourner le Kambania par le nord ; mais Abd al-Rahman III ne compte pas leur en laisser le temps. Il réunit son armée et entre à Ilibira, tandis que l'armée d'Ax-Xerrat entre en Al-Ulga pour repousser les Chiites. Abd al-Rahman III peine à franchir les défenses installées dans la région, notamment les fossés avec des pieux et les chevaux de frise installés partout à la frontière, qui infligent de très lourdes pertes à ses armées. Les Chiites profitent de la désorganisation de son armée pour lancer l'assaut et Abd al-Rahman III est repoussé en Kambania, ou les frontières est du pays sont occupées par les Chiites (aucune place forte n'est prise, seulement quelques villages de la région). Abd al-Rahman III lui-même reçoit un javelot juste à côté du cœur et doit se retirer en catastrophe.
Au nord, Ax-Xerrat parvient à prendre dans le dos l'armée des Chiites. Il déclenche la bataille de la Guadïana, mais le général Idrisside utilise le fleuve à son avantage et bloque les Sunnites lorsqu'ils traversent pour les massacrer. Ax-Xerrat est repoussé sur ses terres, amputé d'une bonne partie de son armée.

Chez les Sufrites, les récoltes repartent et les Idrissides distribuent de la nourriture à la population et en envoient au nord et à l'est, vers les Fatimides. Dans les montagnes plusieurs raids ont lieu de la part des résistants du Sijilmassa pour s'emparer de ces caravanes, mais il semblerait que les Sufrites résistants soient moins nombreux et moins organisés, ce qui les empêchent de réussir.

En Ifriqiya, une catastrophe pour les Chiites arrive cette année : les Seigneurs Chrétiens présents avec leurs troupes quittent le conflit. En effet, une flotte est arrivée et a dérivée de son chemin pour récupérer les Chrétiens, qui sont repartis vers le nord. Ils estimaient ne pas avoir à se battre plus longtemps dans cette région lointaine alors que tant d'autres choses étaient à faire chez eux. L'armée Idrisside, de son côté, campe sur ses positions, tandis que l'armée Aghlabide fait de même. De nouveau les deux camps se regardent en chien de faïence, attendant que l'autre attaque. On remarque des mouvements de troupes Idrissides, des roulements au niveau des troupes (avec notamment le départ de plusieurs groupes vers le sud).

Au Tahert, les armées Aghlabides campent sur leurs positions à l'exception des mercenaires Abbassides et de la cavalerie légère, qui attaquent régulièrement les arrières des Fatimides, tandis que les Rostémides tentent de maintenir la pression sur les avants de l'armée Fatimide. Néanmoins cette année les Fatimides sont rejoints par quelques centaines de Berbères venus du sud, qui parviennent à repousser les assauts des cavaliers Aghlabides. Ils vont même jusqu'à renvoyer totalement leurs cavaliers au nord et à lancer eux-mêmes des raids sur les Aghlabides, qui tentent de résister comme ils peuvent ; c'est alors qu'en août une armée Idrisside arrive du nord-ouest et prend les Aghlabides à revers ! Les Idrissides et les Berbères massacrent l'armée d'Ifriqiya, qui entre en déroute et retourne prestement au nord. Karim Al Arransir, le général Aghlabide, est tué dans la bataille, d'un coup d'épée.
L'armée Fatimide de son côté lance l'assaut sur les Rostémides, mais ces derniers résistent admirablement. Ils reculent progressivement, laissant toujours un peu de nourriture dans les places fortes mais trop peu pour toute l'armée. Les Fatimides guidant une armée désorganisée, composée d'une masse paysanne, on assiste en novembre à des rixes entre les soldats Fatimides, et plusieurs soldats sont tués par d'autres soldats.

A Gibraltar, la flotte Idrisside abandonnée par les Chrétiens prend la décision de rester sur ses positions et ne pas lancer d'attaque sur les Aghlabides.

Pertes :
  • -209 soldats Aghlabides au Tahert
  • -206 soldats Rostémides
  • -92 soldats Idrissides en Espagne, -127 soldats Idrissides au Tahert, -15 soldats Idrissides au Sijilmassa
  • -113 soldats Fatimides, -8 mercenaires Fatimides
  • -28 soldats du Sijilmassa
  • -112 soldats Chiites d'Espagne
  • -479 soldats Sunnites d'Espagne
  • -13 mercenaires Abbassides


917

Les flottes Aghlabides et Génoises entrent au début de l'année en combat avec les flottes Idrissides pour opérer toutes deux des débarquements sur les côtes. La flotte Idrisside est complètement écrasée, et de nombreux navires sont coulés. Ainsi, une armée Aghlabide, secondée par des mercenaires, débarque proche de Oran, tandis que l'armée Italienne, secondée par des Romains [H.J : De Rome, pas de Constantinople x)] débarque aux environs de Melila.

A Oran, les Aghlabides coupent ainsi les communications avec les troupes situées à la frontière et les encerclent complètement, par l'est depuis Alger et par l'ouest depuis Oran. Ils sont ainsi coupés des ordres du Sultan. De plus, les Aghlabides menacent ainsi le coeur du Sultanat, ce qui entraîne le soulèvement de l'Émir de Nekor, qui est un Sunnite, et qui profite de l'éloignement des troupes Idrissides pour marcher sur la capitale ! En mars, le siège est posé.

Il semble que du ravitaillement Aghlabide parte vers le sud mais, étrangement, lorsque l'armée Aghlabide fait mouvement de Sétif vers Alger, elle pille ces caravanes, et déclare que c'était un tour de passe-passe Idrisside.

A Melila, les armées Italo-Romaines fouillent la région à la recherche de pirates. Ils causent une grande instabilité dans la région, qui se soulève pour se défendre, et des escarmouches éclatent un peu partout, rendant encore plus fragile le pouvoir du Sultan.

Au Tahert, l'armée Fatimide se délite après des désertions, la faim et la maladie. L'armée Idrisside sur place est loin du pouvoir du Sultan et en est rapidement coupée avec le siège, dont elle n'a même pas connaissance. C'est alors qu'une armée Aghlabide, soutenue par des mercenaires, et le semblant d'armée Rostémide lancent un dernier assaut. La bataille est floue, et aucun camp ne l'emporte vraiment, mais cela stop net l'avancée Fatimide, qui se retrouve isolée dans des terres arides, en famine et sous la maladie. En juin, elle s'effondre sur elle-même, les soldats se battant entre eux pour manger ou fuyant massivement. Les soldats Aghlabides et Rostémides n'arrêtent pas les fuyards, les laissant se disperser. L'armée Idrisside se retrouve seule, ayant réunis quelques partisans Fatimides, et tente de résister, mais elle est complètement coupée de Fez.

En juin toujours, les Sufrites se soulèvent contre les Idrissides. L'armée du Sijilmassa dans les montagnes, quasiment anéantie et au bord de la destruction, descend aider les révoltés. Ils sont accueillis en héros, et les révoltés parviennent à reprendre plusieurs villes d'importance tandis que l'armée Idrisside sur place, coupée de Fez, préfère se replier. Le général Abdallah Hikmet Nabil Zahi, l'un des survivants des montagnes, annonce alors que le Calife Kharidjite est mort depuis plusieurs années suite aux attaques Chiites. Il a été honoré et enterré dignement.

En août, Fez tombe sous les assauts du Nekor, tandis que l'armée située dans la région d'Oran tente une sortie pour percer les lignes Aghlabides. Ils sont quasiment tous massacrés, et les survivants préfèrent se rendre.

Finalement, c'est toute la menace Chiite qui s'effondre sur elle-même. L'extension trop paradoxale (trop rapide et trop lente à la fois) a empêché les Chiites d'avoir des bases solides et de bons acquis. La guerre aurait dû avoir lieu plus tôt, ou plus tard - avant que les Sunnites ne se préparent, ou après une plus grande préparation des Chiites. De plus, la diplomatie exécrable des Chiites ont empêchés de rattraper les problèmes d'extension.
Désormais, des Émirats Chiites s'installent dans tout l'ancien Maghreb El-Aksa, alors que le Nekor proclame le rattachement des Fez, Taza et Walili.

La guerre du Maghreb est terminée. La guerre de Cordoue sera traitée dans un autre rapport.

Pertes :
  • Toute les armées Idrissides et Fatimides sont en déroute.
  • -128 soldats Aghlabides
  • -87 soldats Rostémides
  • -39 soldats Italiens
  • -8 soldats Romains
  • -4 Navires Aghlabides
  • -1 Navire Génois


Dernière édition par Maître du Jeu le Lun 25 Fév - 9:22, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeJeu 3 Jan - 12:13

Le Magreb El Aksa pleure la mort de centaines de Chiite, son peuple tant aimé et persécuté.

Dieu voit ce qui est fait et punit les Aghlabides pour les persécusions faites en leur terre contre des chiites. Il les punit également contre leur tentative d'attaque perfide contre des navires de commerces transportant de la nourriture dans le détroit de Gibraltar, la aussi des mort il y a eu. En récompense de leur actions Dieu leur envoya la [spoiler="sècheresse"]
sècheresse:
 

Le vrai Madhi à prévenu que la punition d'aujourd'hui pour les pêchés des Aghlabides était la sècheresse mais celle de demain pourrait être le feu. Seul Alla est assez grand pour pouvoir imposer un tel cataclysme lorsqu'il n'approuve pas des actions.

Nous demandons au Aghlabides le retrait immédiat de leur flottes du détroit de Gibraltar.

Quand au persécution nous pensons qu'Alla vous à fait parvenir un message et que vous serez assez sage pour le prendre en considération
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeJeu 3 Jan - 20:00

Il semble que l'émir Idrisside selon toute vraisemblance sombre de plus en plus dans la folie. Ou tout du moins se voile-t-il les yeux de mensonges en pointant du doigt des persécutions imaginaires. S'il est vrai que le Magreb El Aksa est le mouton noir de la région depuis quelques temps, cela est uniquement dû à ses interventions grossières et maladroites qui lui ont attirés l'inimitié de ses voisins, notamment ses menaces et amalgames sans queues ni têtes.

Qui plus est, nous recommandons à l'émir de ne point parler de châtiment et punition à tord et à travers, d'une part car il s'agit d'une épreuve que nous traverserons avec ferveur, ténacité et habileté, mais surtout car la vrai justice divine risque de se dévoiler sous peu aux Idrissides si l'émir ne file pas séant à la mosquée offrir mille prières à Allah, loué soit-t-il jusqu'à la fin des temps, pour avoir écorché son saint nom.

Mais désormais, il semble que ce soit à notre tour de pointer du doigt, de pointer du doigt le fait que l'émir s'est copieusement vautré dans sa démarche maladroite plus encore que par le passé il y a peu, aussi n'est-il pas innocent à l'intervention de nos flottes, car nous sommes bien aux faits des accords que l'émir a essayé de faire passer ça et là au sein de l'ensemble du monde connu, des tentatives parfois couronnées de succès et d'autres fois se terminant en échec retentissant. Mais plus encore, des tentatives insultantes, insultantes dans le fait qu'elles se méprennent totalement des réalités régionales concernant Gibraltar. Les Idrissides ne contrôlent pas Gibraltar dans son ensemble, et en ayant tentés aussi loin et aussi massivement de faire croire ceci, ils se sont rendus coupable d'avoir copieusement insulté l'émir de Cordoue, qui lui aussi dispose d'un certains contrôle sur les lieux. Dès lors par ailleurs, le simple fait d'offrir quelque chose que vous ne pouvez garantir par ces réalités géopolitiques vous avez oublié, font que vous êtes un Escroc et un menteur, mais ceci nous l'avons déjà mentionné plus haut. De véritables exploits diplomatiques en soit, par lesquels vous nous avez aussi, nous Sultan Aghlabides copieusement insultés, que vous vous adressiez à nos marchands et à leurs associés est une chose, mais que vous le fassiez en premier lieu, alors même que la politesse la plus élémentaire commande de se présenter au dirigeant des terres sur lesquels ils résident. Nous l'avons donc perçu comme une offense.

Mais surtout, et c'est là ce qui démontre votre hypocrisie la plus totale. Nous n'oublions pas l'assassinat barbare de Haladerrid Abd'ba Ya'abd-al, vous en souvenez vous donc émir Idrisside ? Le prédicateur Sunnite, qui s'en venait avec honnêteté et confiance en vos terres afin de participer à des discussions théologiques dans le plus grand pacifisme ? Vous en souvenez vous ? Lorsque il fut sur place, un de vos imams, Chiite qui plus est, et ses brutes sans honneur l'ont mis à mort sans aucun avertissement. Non content d'avoir défendu la vie de ce pauvre homme qui venait à vous avec confiance, vous avez laissé échappé son véritable meurtrier, le commanditaire même ce crime atroce, et jusqu'à preuve du contraire n'avez encore rien fait de concret pour le livrer à la justice. Ceci est à se demander si vous n'êtes pas complice... N'allez point parler de persécutions alors que tout les faits démontrent le contraire. Haladerrid Abd'ba Ya'abd-al est un martyr, et le seul persécuté qui mérite d'être nommé ainsi.

Nous ne retirerons pas nos flottes. Et nous renforcerons même leur présence si cela est nécessaire. Ce jusqu'à ce que d'une part vous présentiez des excuses pour vos positions insultantes, mais surtout que vous veniez à notre table, à nous Sultan Aghlabide d'Ifriqiya ainsi qu'à l'émir de Cordoue.

Tel est notre décision. Puisse Allah vous inspirer la sagesse et le retour à la raison.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeJeu 3 Jan - 21:07

L'Empire Romain annonce, qu'au vue de l'incapacité de l'Emir Idrisside à protéger les navires commerciaux qui peuvent circuler dans le détroit de Gibraltar, qu'il ne payera nulle taxation dans la région.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeJeu 3 Jan - 21:15

L'Emir de Cordoue ne peut qu'appuyer les dires de son confrère le Sultan Aghlabide d'Ifriqiya. Nous vous avons fait confiance quant à la venue de notre prédicateur, car nous pensions que vous pourriez le protéger contre votre propre population ; mais visiblement, vous n'avez aucun contrôle dessus. Il ne faut pas oublier qu'Haladerrid Abd'ba Ya'abd-al était un de mes amis personnels, et que j'aurai déjà eut toutes les peines du monde à tourner la page sur cet événement dramatique - et voilà que j'apprends que vous vous permettez de taxer le Détroit de Gibraltar, dont mon Émirat contrôle la moitié nord, sans m'en informer et sans me demander quoi que ce soit.

Ainsi, tant que les exigences exposées par mon ami l'Émir d'Ifriqiya n'auront pas été écoutées, la taxation des navires Idrissides dans le Détroit de Gibraltar se poursuivra. De plus, j'ai d'ors et déjà donné l'ordre à 800 hommes de prendre position dans les villes du sud, dans le cas où vous tenteriez quelque chose de malheureux.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeSam 5 Jan - 17:11

Voilà une lettre du Très Saint Calife

Citation :
Asalam Aleykoum mes très cher frère,

Je contemple avec grande déception ce qui ce passe dans vos terres, il est vrais que assassinat de l'Imam est une chose d'une gravité sans nom, et que son meurtrier doit être traqué et châtier devant la justice d'Allah le très grand et miséricordieux, mais une chose me rend triste au plus au point, comment utilisez-vous le nom de votre Créateur à tous bout de champs, Allah est très grand sa justice est parfaite, seul lui connais l'avenir d'un personnage ou d'une nation. Maintenant en ma qualité de Calife, j'ai les fonctions d'arbitre au Nom d'Allah, tous comme l'était mon ancêtre notre Prophète à tous Mohamed, je vous invite donc à nous réunir et essayer de trouver une solutions entre tous.

Le Prophète bien aimé Mohamed(sws) à dit : Ne vous jalousez pas, n’enchérissez pas les uns sur les autres , ne vous haïssez pas, n’agissez pas avec perversité les uns à l’égard des autres, et ne concluez pas d’achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères. Le musulman est le frère du musulman, il ne l’opprime pas, ni ne l’abandonne, il ne lui ment pas, ni ne le méprise.
Le pire de l’iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : son sang, son bien, son honneur

Mais il dit aussi : Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : "Où en étiez-vous ?" - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront : "La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ?" Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! À l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : à ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. Et quiconque émigre dans le Sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance. Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Allah et Son Messager, et que la mort l’atteint, sa récompense incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeMer 16 Jan - 23:54

A l'attention de tous et de chacun.

Nous, Ibrahim II des Aghlabides, Sultan de l'Ifriqiya, dénonçons et condamnons les actes récents de l'émir Idrisside, à savoir d'une part le fait qu'il a ignoré copieusement et donc refusé les raisonnables demandes que nous avec l'appui de Cordoue lui avons fait afin de désamorcer les tensions à Gibraltar et plus généralement dans l'ensemble du Maghreb. Mais aussi, ce blocus honteux et sans aucune raison valable imposée contre les innocents et pacifiques états du Berghouata et du Sijilmassa.

Par ceci, l'émir Idrisside a montré toute son hostilité vis à vis des autres dirigeants de la région, de leurs gens et de leurs possessions, de même qu'il a repoussé avec mépris toutes les tentatives et mains qui lui avaient étés tendus. Aussi, face à ceci, et au nom de nos voeux visant à protéger nos amis Kharidjites de l'ouest, nous déclarons séant et officiellement la guerre au Maghreb El-Aksa, nous réglerons nos différents sur les champs d'honneurs et Allah nous jugera là bas !

En dernier point, nous mettrons toutefois en garde les bonnes âmes servant le vil et fourbe émir, et à leur attention nous dévoilons quelques preuves de tractations pour le moins surprenantes que nous avons à notre disposition

https://i.servimg.com/u/f13/19/13/30/45/46c16b11.png

Nous sommes certains que les Marchands de Ceuta, ainsi que les notables de cette ville, voir même les grands au delà ne verraient pas d'un bon oeil que de tel projets puissent se réaliser, et que leur patrimoine, que leur possessions se voient spoliés par de négociations fantasques et douteuses avec des étrangers venant d'au delà des mers. Méditez bien sur ceci, et puisse Allah veiller sur vous...
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeVen 18 Jan - 19:29

A l'intention de tous,

Chère Ibrahim II, vos actions montre bien que votre seul souhait et l’éradication de tous les chiites. Ne cherchez pas quelconque prétexte pour assumer votre désir le plus profond, cela ai consternant. Vous n'avez de cesse que la persécution, l'assassinat, les blocus et que sais-je encore.

Cela fait maintenant plusieurs fois qu'Allah vous prévient de cesser cela, il vous à apporté la sécheresse plusieurs années consécutive et vous à prévenus qu'après la famine, le feu viendrais, mais malgré cela vous persistez.

Les décisions d'Allah ne sont pas à remettre en question c'est bien trop dangereux.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeDim 20 Jan - 19:45

Le Calife de Sijilmassa, Kadeen Khatibi, déclare que la Dynastie Idrisside va à l'encontre des souhaits d'Allah, et que les Chiites sont incapables de suivre la Foi Musulmane. Il déclare également que tout Musulman qui combattra les Chiites seront bénis d'Allah et qu'il priera pour que les combattants du Véritable Islam vainquent dans cette guerre.

Les Rostémides, le Sijilmassa et le Berghouata déclarent donc la guerre au Maghreb El-Aksa, se ralliant avec les Aghlabides du fait de leur alliance.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeDim 20 Jan - 20:47

Le Sultant du Maghreb El Aksa lance un appel à tous les chiites.

Mes frères comme vous venez de l'entendre un génocide à votre encontre à été demandé par les Kardjites sunnites.

Le Magreb El Aksa va se battre pour tous ses frère chiites, ceux qui sont dans son territoire mais aussi tous ceux qui sont persécuté ou qui le seront dans le futur.

Vous mes frère chiites avez la responsabilité, le devoir de vous battre ensemble.

Allah à punit les Kardjites sunnites car il n'ont pas la vrai foi la foi chiite. Allah avait dit après la famine le feu brulera les infidèle.

Mes frères levé vous ensemble et nous vaincrons. Allah nous fera un signe que notre combat est juste que notre foi est la seule et l'unique.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeDim 20 Jan - 20:49

Le Calife de Sijilmassa demande si le "Sultan" Idrisside a déjà ouvert un livre ? Sait-il au moins que les Kharidjites et les Sunnites sont deux courants différents, ou est-il simplement incapable d'avoir une connaissance simplement élémentaire de sa propre religion ?
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeLun 21 Jan - 18:18

Avis aux rebelles de Sétif ! Il est encore temps pour vous de déposer les armes et d'ouvrir les portes, nous saurons nous montrer clément et pardonner car vous demeurez tout de même vos sujets et avez étés menés dans le tord par un Fol vil et fourbe qui ne recherche que le chaos.

Les armées Kutamas ont étés défaites, leurs guerriers ont sois déposés les armes, ou alors ils se sont enfuis à l'ouest, ils vous ont abandonnés à votre sort eux et les prédicateurs qui leurs servent de guide ! Le sois disant "Calife Chiite" lui même a fui à l'ouest avec ses derniers sous fifres, les autres révoltés ont étés ramenés dans le droit chemin eux aussi, et jusqu'à présent nous n'avons vu nul bannière Idrisside poindre à l'horizon. Le Fol sois disant Sultan du Maghreb El-Aksa au delà de vous abandonner à votre sort se complait visiblement à vous voir mourir pour satisfaire une soif de chaos et de désordre indécente.

Point de secours pour vous, il préfère s'adonner à de vils et lâches attentats, raids de pirates, brûle les villes et les greniers, s'en prends aux caravanes marchandes du sud. Du chaos, du désordre. C'est cela et uniquement cela qu'il recherche, ça et les cendres, un pays en ruine sur lequel il souhaite régner, un pays en ruine sur lequel pourriront vous cadavres, morts en vains si vous persistez à suivre ce fol.

Revenez donc à la raison, et pour l'amour d'Allah, déposez les armes et mettez un terme à ce soutient insensé aux Idrissides.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeMer 23 Jan - 6:29

Muahmmad Al-Mahdî proclame 1 semaine durant laquelle les Chiites de Sétif seront autorisés à se rendre auprès des alliés Sunnites et Kharidjites. Les Kutamas n'attaqueront que ceux qui sortent armés de Sétif, et attaqueront les Sunnites s'ils s'en prennent à quiconque tente de venir se rendre durant cette semaine. Elle ira du 1er janvier au 7 janvier. Il ne laissera pas pour autant les Chiites partir en direction du Maghreb El-Aksa ; ils ne pourront venir que pour se rendre.

__________________________________

Le Calife Kharidjite, accompagné des Émirs du Sijilmassa et du Berghouata, qu'il ne sera fait aucun mal à quelconque Chiite qui déposera les armes. Cela n'a que trop duré ; notre guerre éveille la colère d'Allah, et les inondations en Mauritanie en sont la preuve. Plutôt que de nous entre-tuer, construisons ensemble un Islam qui rayonnera et qui rendra fier chaque musulman qui vit dans le monde, un Islam que tous les musulmans verront unis. Ce n'est qu'ensemble que nous construirons le monde merveilleux dans lequel Allah voudrait nous voir vivre, pas en nous détruisant mutuellement pour des divergences.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeMer 23 Jan - 8:21

`Ubayd Allah Al-Mahdī Ben Al-Husayn, Onzième Imam Ismaélien, prie pour les Chiites tombés face aux impies ; il ira aider à structurer les Émirats Chiites en Espagne pour participer à l'unification des Chiites contre les menaces Sunnites et Kharidjites. Allah est grand !
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeMar 29 Jan - 11:34

Le Maghreb El Aksa propose au Tahert de signer une paix.
- Les chiites contrôlant l'ouest de votre territoire créé un nouvelle état vassal du Maghreb El Aksa.
- Signature de la paix
- Signature d'un PNA de 20 ans


Le Maghreb El Aksa propose a l'ifriqyia de signer la paix
- Les armées Aglabides se retire des terres du Maghreb El Aksa.
- Les populations chiites en terre Aglabides sont autorisé à migrer vers le Maghreb El Aksa
- Signature de la paix
- Signature d'un PNA de 20 ans

Si Tahert et Ifriqyia accepte, les états de Berghouta et Sijilmassa seront recrée et seront vassal du Maghreb El Aksa.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeVen 15 Fév - 9:48

Le sultant du Maghreb El Aksa s'adresse ici au sultant Ifriqyia mais aussi à la population sunnite présente sur son terrictoire.

Voilà maintenant 6 ans que le sutant Ifriqyia à déclaré la guerre au Maghreb El Aksa sous de faux pretexte et à de part son acte imposé à sa population les affres de la guerre et pour quels résultats ?

  • L'émirat de Cordoue n'existe plus
  • Berghouta est desormais un terrictoire du Maghreb El Aksa car vous l'avez entrainé à vos côté
  • Sijilmassa est desormais un terrictoire du Maghreb El Aksa car vous l'avez entrainé à vos côté
  • Tahert n'est plus que l'ombre de lui même et à fait place au grand sultanat Fatimide


Le sultant du Maghreb El Aksa sais se montrer magnanime et propose pour la seconde et dernière fois un traité de paix au sultant Aglabides :


  • La paix est signé entre le Maghreb El Aksa et Ifriqyia
  • La paix est signé entre les Fatimides et Ifriqyia
  • Les frontières de l'Ifriqyia ne sont pas altéré
  • Les populations chiites présentes en terrictoire Ifriqyia sont autorisé à migrer vers le Maghreb El Aksa sans qu'aucun mal ne lui soit fait


Vous avez jusqu'au 1er Janvier 916 midi pour répondre favorablement à cette demande de paix.

Sans réponse de votre pars à cette date cela sera considéré comme un refus et le Maghreb El Aksa accompagné de ses alliées chiites et de ses alliées chrétiens entrera en terrictoire Aglabides pour la seconde fois mais cette fois ci pour une conquête totale du terrictoire.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeVen 15 Fév - 9:53

Partout au sein de l'Ifriqiya, le résultat du travail acharné des scribes se trouve exposé en place public, certains copies d'un très insolite message se voient même expédiés dans plusieurs villes du Tahert.

Sur ceux ci, l'on peut noter l'exposition d'une proposition de paix de la part du "Sultan" Idrisside, qualifié de Fol là encore par les autorités Aghlabides. Celui ci est présenté selon les termes suivants...

"Le Magreb El Aksa vous propose de signer un traité de paix.

I) La paix est signé entre le Maghreb El Aksa, les Fatimides et l'Ifriqiya.

II) La frontière entre l'Ifriqiya et le Maghreb El Aksa ne bouge pas.

III) L'Ifriqiya reconnaît le Sultanat Fatimides et la légitimité de son territoire à savoir l'ancien Tahert.

IV) L'Ifriqiya paie un dédommagement de 500 écus au Maghreb El Aksa

V) Un otage de la famille Ifriqiya sera envoyé au Maghreb El Aksa afin d'éviter que vous ne déclariez à nouveau la guerre pour aucune raison"


Un agréable ajout à la fin de ces termes ci fait par ailleurs office d'Ultimatum.

"En cas de refus vôtre territoire sera nôtre à la fin de la décennie, bien à vous."


D'autres mots sont présentes à la suite de cette offre, mais cette fois ci de la part du Sultan Ibrahim II.

"Que tous le constatent, le Fol Idrisside n'est ni plus ni moins qu'une brute à la recherche de chaos et de destruction sans aucun bon sens. Non content de reconnaître sa responsabilité dans l'origine de ce conflit dû à ses provocations et ses manigances intolérables contre les autres états de la région et nous même, il ose tenter de nous imposer un traité des plus absurdes sans aucune prise de conscience des réalités entourant ce conflit. Une paix blanche signée unilatéralement ou nous abandonnerions ceux qui nous ont soutenus et admettrions immédiatement une défaite humiliante n'aura nullement lieu. Si le Fol souhaite s'enterrer dans ses rêves, qu'il en soit ainsi. La réalité viendra à lui bien assez tôt."

D'autres copies de cette offre ont étés envoyés à l'ouest à direction du Maghreb El-aksa et plus précisément des émirs et des notables. Mais là, point de discours des Aghlabides, justes des mots simples à la suite de la copie de l'offre.

"Aux grands du Maghreb El-Aksa, nul paix n'aura lieu sous des conditions aussi humiliantes et absurdes. Une paix blanche ne donnerait aucun sens à la destruction et aux morts des années précédentes, de même que nous n'abandonnerons pas nos alliés comme des lâches. Mais ne voyez pas là un refus catégorie et une volonté absolue de poursuivre le combat. Nous sommes tout à fait disposés à signer une paix durable et à reconstruire cette région au terme d'un traité convenable, réaliste et sensé, mais nous ne négocierons pas avec un Fol. Méditez sur ces paroles, nous n'avons rien contre vous, émirs et notables. Mais nous ne pouvons ferme les yeux sur les actes perpétrés par celui qui se dit être votre Sultan. Puisse Allah vous guider."

(Le Mj a validé la véracité de l'existence de l'offre de paix présenté tel quel dans ce message)
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeLun 18 Fév - 6:08

L'Émir de Ceuta annonce avoir régler le conflit avec le Sultan Idrisside, et annonce avoir été nommé "Protecteur de Ceuta".
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeDim 24 Fév - 22:58

Message aux dirigeants et aux populations :

Le Maghreb El Aksa annonce que le sultant de l'Ifriqyia et le sutant du Maghreb El Aksa sont tombé d'accord sur les therme suivant pour la paix :

- Les frontières entre le Maghreb El Aksa, les Fatimides et l'Ifriqyia ne bouge pas
- Un PNA est signé entre nous pour une durée de 20 ans
- Aucun frais ne sera demandé à l'une au l'autre des parties
- 10 convois de nourriture seront livré par l'Ifriqyia au Maghreb El Aksa dans l'année qui arrive
- L'ifriqyia stop ses attaques contre les Fatimides


Le MAghreb El Aksa demande à Al Ramman de déposer les armes et de ce rendre sont combat est désormais terminé. Aucun mal de sera fait a la population.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitimeDim 24 Fév - 23:04

Le Sultan de l'Ifriqiya malgré son grand âge n'a jusqu'à preuve du contraire jamais signé quelque traité que ce soit. Il serait peut être temps de revenir à la raison et de cesser de prendre vos rêves fantasques pour des réalités. La guerre continue jusqu'à nouvel ordre.
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MessageSujet: Re: Conflits au Maghreb (909 - 917)   Conflits au Maghreb (909 - 917) Icon_minitime

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